5 300 profils dangereux écartés des métiers auprès d’enfants

Un contrôle enfin systématique pour protéger nos enfants

Depuis octobre, la France s’est dotée d’un système de vérification des antécédents judiciaires qui fonctionne. Les chiffres le montrent : près de 5 300 personnes ont déjà été empêchées d’exercer dans les secteurs de la protection de l’enfance et de l’accueil du jeune enfant. Un bilan qui devrait rassurer les parents aquitains, même s’il soulève des questions légitimes sur ce qui s’est passé avant.

L’attestation d’honorabilité n’est pas une nouveauté bureaucratique inutile. C’est un document qui certifie simplement qu’une personne n’a pas de condamnation au casier judiciaire, ni d’inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. En d’autres termes, elle garantit que ceux qui travaillent auprès de nos enfants ne présentent pas de risque établi.

Mieux vaut tard que jamais

Que 5 300 individus aient été écartés en quelques mois montre deux choses. D’abord, que le système fonctionne quand on le met réellement en place. Ensuite, et c’est plus troublant, que l’absence de contrôle systématique laissait passer des profils inacceptables. On peut légitimement se demander combien d’entre eux auraient pu nuire à des enfants si le système n’avait pas été généralisé.

Cette mesure répond à une attente forte des familles aquitaines, comme partout en France : la sécurité de nos enfants n’est pas négociable. Les écoles maternelles, les crèches, les centres de loisirs, tous ces lieux où nous confions nos petits doivent être des espaces protégés.

Une vigilance qui doit persister

Le chiffre de 5 300 est impressionnant, mais il ne doit pas nous endormir dans une fausse sécurité. C’est un contrôle d’entrée, un filtre nécessaire. Reste à s’assurer que ce système fonctionne sans faille, que les contrôles sont réguliers et actualisés, que les données remontées aux autorités locales qui les exploitent sont fiables.

En Nouvelle-Aquitaine, comme dans toutes les régions, les élus locaux et les responsables de structures accueillant des mineurs doivent pouvoir compter sur des outils modernes et transparents. C’est un enjeu de souveraineté locale : chaque collectivité, chaque structure doit maîtriser qui travaille auprès des enfants de son territoire.

Au-delà du contrôle

Bien sûr, une attestation d’honorabilité ne prévient pas tout. Elle écarte les profils identifiés, ceux qui ont déjà des condamnations. Mais la vraie protection repose aussi sur une vigilance quotidienne, sur des pratiques saines dans les structures, sur la formation des équipes et sur le soutien aux lanceurs d’alerte qui osent signaler ce qui cloche.

Ce système de vérification est une base solide. Aux collectivités territoriales et aux responsables de structures d’en faire bon usage, sans relâcher la vigilance. La sécurité de nos enfants en dépend.

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