Une enfant volatilisée depuis vendredi
L’inquiétude persiste à Fleurance, dans le Gers. Lyhanna, une collégienne de 11 ans, demeure portée disparue depuis vendredi 29 mai. Née à La Rochelle et scolarisée localement, la jeune fille a été vue pour la dernière fois aux alentours de 15 heures à la sortie du collège Hubert-Reeves. Elle mesurait 1,57 mètre et était décrite comme une enfant « joviale et souriante ».
Selon le témoignage des parents, des inquiétudes avaient surgi à la suite d’une soirée pyjama chez une camarade. Le père de cette dernière aurait eu un « comportement inapproprié » envers Lyhanna. Les parents ont rapporté que l’homme s’était « amusé à lui faire des chatouilles » et avait « pas mal joué avec elle ». Bien que l’enfant ait nié que les gestes ne dépassent ce stade, les parents ont choisi de couper tout contact avec cet homme.
Un suspect en détention provisoire
Un homme âgé de 41 ans, père de deux enfants et habitant de Montestruc, a été mis en examen pour « enlèvement et séquestration de mineur de moins de 15 ans ». Placé en détention provisoire lundi soir, il a conservé le silence lors de son audition devant le procureur d’Agen et n’a formulé aucune déclaration.
L’enquête, initialement confiée au parquet d’Auch, a été confiée au pôle criminel du tribunal judiciaire d’Agen, soulignant la gravité des soupçons pesant sur le suspect, dont le casier judiciaire était jusqu’alors vierge.
Mobilisation massive des recherches
Face à la disparition d’une enfant en si bas âge, les autorités ont déclenché un dispositif d’envergure. Plus de 70 gendarmes ont été appelés en renfort pour sillonner plusieurs secteurs du département. Jusqu’à présent, ces recherches intensives n’ont pas porté leurs fruits.
Cette affaire rappelle, une fois encore, l’importance de la vigilance parentale et de la connaissance des personnes fréquentées par les enfants. Elle soulève aussi des questions sur la sécurité aux abords des établissements scolaires et sur l’efficacité des dispositifs d’alerte et de prévention face aux menaces qui pèsent sur nos jeunes en milieu rural.
La région aquitaine, comme partout en France, doit pouvoir compter sur des forces de l’ordre en nombre suffisant pour réagir rapidement à ces situations critiques. C’est une responsabilité régalienne que les citoyens en sont en droit d’attendre.