Gers : disparition d’une collégienne, enquête sur les failles de sécurité

Six jours sans nouvelles : l’enquête s’accélère en Nouvelle-Aquitaine

Lyhanna, une collégienne de 11 ans, a disparu vendredi après-midi à la sortie du collège de Fleurance, dans le Gers. Depuis, 230 personnes mobilisées — dont 180 gendarmes et des volontaires — la recherchent sans relâche. Les investigations se concentrent désormais sur des zones connues des chasseurs et des pêcheurs, là où chaque détail compte.

Un homme âgé de 41 ans, père de famille, a été interpellé. Confronté aux images de vidéosurveillance, il a finalement admis avoir pris l’enfant dans son véhicule, bien qu’il ait d’abord nié les faits. Son récit : l’avoir déposée à la piscine. Les enquêteurs restent mobilisés pour vérifier cette version.

Des antécédents troublants qui interrogent

Ce qui pose vraiment question, c’est le passé de cet homme. Il avait été visé par plusieurs plaintes et signalements ces dernières années, selon la justice elle-même. Mercredi, une nouvelle plainte pour viol sur mineur a été déposée contre lui.

Sur son téléphone, les enquêteurs ont découvert des discussions avec des mineures et de nombreuses photos envoyées par ces enfants. Des éléments qui auraient dû alerter.

Face à ces révélations, le gouvernement a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative. L’ombre d’un possible dysfonctionnement plane : comment un individu visé par plusieurs signalements a-t-il pu rester en liberté ? Pourquoi certaines plaintes n’ont-elles pas eu les suites qu’elles méritaient ?

Sécurité : les questions que les familles se posent

En Nouvelle-Aquitaine comme partout en France, les parents découvrent avec effroi que des individus aux comportements suspects peuvent rôder impunément près des collèges. Une camarade de Lyhanna a déclaré à Europe 1 que cet homme venait tous les matins attendre devant l’établissement — des scènes répétées qui auraient dû déclencher des alarmes.

Cette affaire pose des questions fondamentales sur la chaîne de sécurité : comment les signalements circulent-ils entre les services ? Pourquoi des plaintes restent-elles sans suite ? Comment mieux protéger nos enfants aux portes des établissements scolaires ?

Les habitants de Montestruc-sur-Gers, où réside le suspect, sont abasourdis. « Je n’ai plus confiance en la justice, c’est fini », déclare l’un d’eux. C’est la crainte légitime d’une région confrontée à l’impuissance face aux dysfonctionnements d’un système censé les protéger.

Les recherches continuent. Chaque heure compte. Et chaque famille de Nouvelle-Aquitaine attend que cette enfant soit retrouvée saine et sauve, tout en demandant des comptes sur les failles qui ont permis à cette situation de se produire.

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