Un ancien pilier sectionniste redonne du sens au rugby de terrain
Avant chaque rendez-vous de la Section Paloise, une voix résonne avec autorité dans le paysage sportif régional : celle de Pierre Triep-Capdeville, ancien pilier du club palois. Chaque semaine, il nous livre une chronique qui ramène le rugby à ses fondamentaux, loin des compromis et des modes qui le menacent.
Ce samedi, à 21h05, Pau reçoit Montauban. Mais avant le coup d’envoi, Triep-Capdeville nous rappelle une vérité élémentaire : « No scrum no win ». Le rugby commence devant, aux premières lignes. Il était temps de le redire.
Quand le rugby perd ses racines
L’ancien sectionniste ne mâche pas ses mots. Si Montpellier a voulu moderniser le jeu en affaiblissant la mêlée — ce bloc fermé où se cristallise l’essence du rugby —, Pau en a subi les conséquences comme victime collatérale. Une décision lointaine qui affecte les territoires, un problème de souveraineté du jeu lui-même.
Car c’est bien là l’enjeu : préserver ce qui fait l’identité du rugby français, basé sur la puissance collective, la cohésion des premières lignes, l’affrontement loyal. Pas de tricherie dans une mêlée bien « collée ». Seulement la force, la technique et le caractère.
Une chronique devenue patrimoine régional
La voix de Triep-Capdeville s’est imposée comme un rituel chaque semaine de match de la Section. Elle rappelle que le rugby n’est pas une marchandise à transformer au gré des modes parisiennes ou européennes. C’est une affaire de territoire, de proximité, de valeurs.
Au stade du Hameau, à Pau, les supporters qui lisent ses mots retrouvent une parole qui leur ressemble : directe, sans détour, fidèle aux principes qui ont construit le club. Un journalisme de terrain, ancré dans le local, qui ose critiquer quand il le faut.
Samedi, Montauban sera l’adversaire. Mais avant tout, c’est un message que Triep-Capdeville nous adresse : gardiens de nos traditions, défenseurs de notre jeu. La mêlée collée, c’est là que tout commence.



