Un cinéaste qui revient à ses racines
Steven Spielberg, à 79 ans, sort mercredi en France son nouveau film « Disclosure Day », un retour remarqué à la science-fiction près de cinquante ans après « Rencontre du troisième type ». Une sortie qui marque le retour du maître du cinéma de divertissement à un genre qui l’a toujours fasciné, mais aussi un enjeu commercial non négligeable pour le réalisateur californien dont les derniers films ont déçu au box-office.
Le film raconte l’histoire d’un lanceur d’alerte cherchant à révéler au monde entier un secret d’État : l’existence des extraterrestres. Une présentatrice météo se retrouve mêlée à cette révélation qui bouleverse les croyances de l’humanité. Notons que « Disclosure Day » n’est que le quatrième film écrit ET réalisé par Spielberg lui-même — tant ses talents se sont souvent déployés dans la direction d’acteurs sur des scénarios d’autres.
L’obsession de cinquante ans
Cette fascination pour les étoiles remonte loin. Spielberg a conservé le souvenir d’une pluie de météores observée dans son enfance avec son père, une nuit d’été qui l’a marqué à jamais. Plus récemment, un article du New York Times paru en 2017 révélant l’existence d’un programme secret du Pentagone chargé d’enquêter sur les Ovnis a cristallisé l’inspiration du réalisateur.
Ses trois précédents films de science-fiction ont effectivement construit l’imaginaire collectif autour des visiteurs extraterrestres : « Rencontre du troisième type » (1977), où les humains parviennent à communiquer grâce à la musique ; « E.T. » et « La Guerre des mondes » (2005), mettant en scène des familles ordinaires confrontées à l’extraordinaire et au danger. « Disclosure Day » reprend ces thèmes chers au cinéaste — enfance, famille, tolérance — en les enrichissant de sujets contemporains, notamment le pouvoir croissant des entreprises privées sur la vie des citoyens.
Un enjeu commercial réel
Le contexte commercial ne doit pas être ignoré. L’accueil des salles pour « The Fabelmans » (2022) et « West Side Story » a été décevant. Son dernier véritable carton au box-office remonte au quatrième Indiana Jones en 2008. C’est pourquoi « Disclosure Day » revêt une importance particulière : premier blockbuster conçu comme tel depuis « Ready Player One » en 2018.
Pour nos lecteurs attachés à l’ordre constitutionnel et à la souveraineté, notons que ce film pose des questions fondamentales : qui contrôle l’information capitale ? Qui décide ce que le peuple doit savoir ? Ces questions dépassent la fiction de science-fiction et touchent à la gouvernance, à la transparence et à la confiance envers les institutions.
« Disclosure Day » sera en salles en France dès mercredi, en États-Unis vendredi.


