Une situation qui interpelle les défenseurs des libertés
La famille du journaliste Mourad Zeghidi lance un cri d’alarme. Ce franco-tunisien, actuellement détenu en Tunisie, a entamé une grève de la faim pour protester contre deux années de privation de liberté. Ses avocates parisiennes alertent lundi sur « l’extrême gravité » de sa situation.
Les faits sont accablants : la cour d’appel de Tunis a confirmé mi-mai une condamnation à trois ans et demi de prison contre Mourad Zeghidi et un confrère journaliste, Borhen Bsaies. Un procès que l’ONG Reporters sans frontières dénonce sans détour comme du « harcèlement judiciaire ».
Un acte de résistance face à l’injustice
La décision de ce journaliste d’entrer en grève de la faim n’est pas anodine. C’est un geste extrême, ultime, qui témoigne du désespoir face à une détention jugée injustifiée. Deux années d’enfermement pour avoir exercé son métier : informer, enquêter, donner à voir la réalité.
Cet enjeu dépasse les frontières. Bien qu’il se déroule en Tunisie, il interroge directement nos valeurs occidentales : la liberté de presse, le droit à l’information, l’État de droit. Des principes que les Aquitains, comme tous les Français, considèrent comme non négociables.
Une mobilisation nécessaire
La mobilisation de sa famille, relayée par des avocates à Paris, montre que la France ne peut rester indifférente au sort de ses ressortissants persécutés pour avoir exercé leur profession. Les autorités françaises doivent mettre toute leur diplomatie au service de sa libération.
Cette affaire rappelle combien la liberté de presse reste fragile, même en Méditerranée, même à quelques heures de vol de nos côtes. Elle nous interpelle sur notre responsabilité collective à défendre ceux qui risquent tout pour nous rapporter la vérité.
