Pau : 161 emplois menacés à la Polyclinique, audit demandé

La Polyclinique Pau-Pyrénées face à un plan de suppressions massif

La Polyclinique Pau-Pyrénées traverse une période critique. Le groupe GBNA, qui gère l’établissement, envisage de supprimer 161 emplois dans le cadre d’une restructuration majeure. Un coup dur pour la région et ses salariés, qui mobilise déjà les élus locaux.

Un plan de réduction ciblant des services essentiels

Le groupe GBNA entend se défaire de plusieurs services jugés peu rentables. Parmi eux figurent des activités stratégiques : la maternité et l’oncologie, deux piliers du service de santé aux patients palois et des Pyrénées-Atlantiques.

Cette logique de fermetures sélectives basée sur la rentabilité financière interroge sur la vision même de ce qu’est une polyclinique : un établissement de santé au service du territoire, ou une simple machine à générer des profits ?

Les élus sonnent l’alarme auprès de l’État

Face à l’ampleur de la menace, la sénatrice du Pas-de-Calais, Cathy Apourceau-Poly, a décidé de saisir directement la ministre de la Santé, le 11 juin dernier. Elle réclame la mise en place d’un audit du groupe GBNA par l’Inspection générale des affaires sociales.

Une demande logique : avant de permettre la suppression de 161 postes et l’abandon de services essentiels, l’État doit vérifier la réalité de la situation financière du groupe et les justifications avancées. La transparence s’impose.

Emplois et santé : deux enjeux régionaux indissociables

Au-delà des chiffres, ce dossier soulève des questions fondamentales pour la Nouvelle-Aquitaine. Comment garantir l’égal accès aux soins dans une région où les disparités territoriales se creusent ? Comment accepter que des services de maternité ou d’oncologie ferment au motif qu’ils « rapportent peu » ?

161 emplois supprimés, c’est aussi 161 familles impactées, des revenus qui disparaîtront de l’économie locale, des services de proximité qui s’effondrent. Pau mérite mieux qu’un établissement de santé réduit au rang de portefeuille d’actions.

L’audit, une étape incontournable

La demande d’audit formalisée auprès de la ministre est le bon signal. Elle impose au groupe GBNA de justifier ses choix publiquement, et à l’État de reprendre la main sur des décisions qui affectent directement l’accès aux soins d’une population entière.

Les Palois et les Béarnais attendent des réponses claires : quel est réellement l’état financier du groupe ? Existe-t-il d’autres solutions que les suppressions massives ? Quels engagements l’État peut-il exiger pour préserver à la fois l’emploi et la qualité des services de santé ?

La partie s’engage. Les prochaines semaines seront déterminantes.

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