Un service régalien enfin à l’échelle du territoire
Depuis octobre, l’Agglomération d’Agen a franchi une étape décisive : le Contrat local de santé et le Conseil local de santé mentale, jusque-là concentrés à la ville, s’étendent désormais aux 44 communes de l’agglo. Une vraie avancée de proximité.
La Ville d’Agen avait montré l’exemple en 2014 en créant son propre service santé — parmi les premières collectivités du pays à s’approprier ce sujet régalien. Mais le terrain agénais, ce n’est pas que le centre-ville. Les élus responsables le savaient : la santé publique, c’est une affaire territoriale, pas administrative.
Fédérer pour mieux agir
L’Agglo n’intervient pas en direct sur la santé mentale des jeunes — ce n’est pas son rôle — mais elle joue un rôle de chef d’orchestre. Elle fédère les acteurs locaux sur des projets concrets de santé publique. C’est du travail de fourmi : identifier les besoins réels dans chaque commune, coordonner les ressources existantes, mettre les professionnels autour de la même table.
Cette approche répond à une exigence simple : les citoyens et les territoires ont droit à une action cohérente de santé publique. Pas de saupoudrage, pas de doublons, pas de vides.
L’enjeu pour les électeurs
Pour les habitants des villages et petites communes, c’est du concret. Cela signifie que leur commune n’est plus l’oubliée des politiques sanitaires régionales. Cela signifie que les ressources existantes — médecins, infirmières, travailleurs sociaux — peuvent enfin fonctionner en réseau plutôt qu’en silo.
À l’heure où l’État se désengageait progressivement des territoires, où les déserts médicaux s’élargissaient, c’est du travail de terrain qui fait sens. Les collectivités locales reprennent la main sur un sujet trop longtemps laissé aux bureaucraties nationales.
C’est cela, la vraie décentralisation.