Une grande enseigne régionale mise en cause
Le groupe Domia, propriétaire de l’enseigne de services à domicile Shiva, fait face à une enquête pénale ouverte par le parquet de Paris. La plainte porte sur des accusations de travail dissimulé et de salariat déguisé, révélant des pratiques potentiellement délictueuses au sein d’une entreprise présente massivement en Nouvelle-Aquitaine.
Avec 700 agences gérées en franchise et un chiffre d’affaires de 63,8 millions d’euros en 2025, Shiva représente un acteur économique majeur du secteur des services à la personne. Cette enquête soulève des questions majeures sur les conditions réelles de travail et le respect de la législation sociale dans un domaine qui emploie des milliers de personnes.
Enjeux pour l’emploi et la protection des consommateurs
Au-delà des seuls aspects juridiques, cette affaire questionne la gouvernance d’un réseau d’envergure et la capacité de contrôle des autorités. Le modèle en franchise, s’il crée de l’emploi et de l’entrepreneuriat local, doit s’accompagner de garanties solides pour les salariés et les consommateurs.
En Nouvelle-Aquitaine comme ailleurs, les citoyens sont en droit d’exiger que les grandes enseignes opérant sur le marché respectent scrupuleusement les règles du droit du travail. C’est une question de fairplay économique et de protection de ceux qui travaillent.
L’importance du contrôle et de la transparence
Cette enquête du parquet de Paris illustre l’importance de la vigilance des autorités. Les franchises et réseaux de services doivent être soumis à des vérifications régulières et rigoureuses. Le travail dissimulé n’est pas une simple infraction administrative : c’est une atteinte directe aux droits des salariés et une concurrence déloyale envers les entreprises qui respectent la loi.
Le dossier sera à suivre attentivement, car il concernera probablement les centaines d’agences Shiva implantées dans notre région et les emplois qui en dépendent.