Bac 2026 : l’orthographe enfin sanctionnée comme elle le mérite

C’est un signal fort que lance l’Éducation nationale cette année. Pour la session 2026 du baccalauréat de français, plus de 500 000 élèves de première ont découvert des exigences renforcées en matière d’orthographe. Une décision qui méritait d’être prise depuis longtemps.

Une exigence oubliée, enfin restaurée

Pendant des années, l’orthographe s’est vue marginalisée dans les critères d’évaluation du baccalauréat. On préférait valoriser la « créativité » et l’« expression personnelle », quitte à fermer les yeux sur les fautes d’accord, de conjugaison ou de grammaire élémentaire. Le résultat ? Des générations de bacheliers incapables de rédiger correctement, handicapés professionnellement et culturellement.

Cette nouvelle orientation corrige enfin le tir. Sanctionner davantage les fautes d’orthographe, c’est rappeler une vérité simple : la langue française est un patrimoine, pas un détail. Savoir l’écrire correctement n’est pas une tyrannie pédantesque, c’est une compétence fondamentale que tout citoyen digne de ce nom doit maîtriser.

Un enjeu bien au-delà de l’école

Pour nos lecteurs aquitains, cette mesure parle directement. Nous avons toujours considéré que l’excellence scolaire passait par le respect des fondamentaux. L’orthographe, c’est la clarté du message, c’est le respect de qui lit, c’est aussi l’autonomie de celui qui écrit. Un jeune qui maîtrise sa langue maîtrise mieux sa pensée.

Cette exigence renforcée envoie aussi un message aux parents : non, on ne peut pas faire l’impasse sur ces apprentissages sous prétexte que « tout le monde écrit mal maintenant ». Au contraire, c’est précisément quand les standards s’effondrent qu’il faut les restaurer.

Un combat contre le relativisme

Il y a dans ce renforcement des exigences en orthographe quelque chose qui dépasse l’école. C’est un refus du relativisme qui gangrène notre époque : l’idée qu’il n’y a pas de « bon » ou de « mauvais », juste des choix différents. Faux. Il existe une orthographe correcte et des erreurs. Il existe une grammaire et des incorrections. Le reconnaître, c’est honorer notre langue, notre histoire, nos racines.

Les 500 000 candidats de cette session 2026 devront y passer. Certains crieront à l’injustice. D’autres, plus lucides, comprendront qu’on les prépare à vivre dans une France qui valorise l’excellence et la rigueur, pas les compromis mollatons.

Voilà une décision du Ministère de l’Éducation que nous applaudissons sans réserve. C’est du bon sens retrouvé, de la vraie exigence envers nos jeunes. Ils nous remercieront en construisant une société moins laxiste et plus solide.

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