La présidente de l’Assemblée nationale refuse les « mauvaises réponses »
La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a clairement rejeté dimanche l’approche du durcissement pénal en réponse à l’affaire Lyhanna. « Quand on veut durcir la politique pénale à nouveau, on n’a pas compris quelle était la situation », a-t-elle déclaré, s’opposant ainsi à plusieurs propositions qui circulent depuis cette affaire d’actualité.
Parmi les mesures contestées par la présidente : l’imprescriptibilité des crimes sexuels, la castration chimique ou d’autres orientations purement répressives. Pour Braun-Pivet, ces réponses resteraient superficielles face à un enjeu bien plus profond.
Une « approche globale » prônée par Braun-Pivet
En lieu et place du durcissement, la présidente de l’hémicycle défend une approche globale fondée sur trois piliers :
- L’éducation sexuelle
- La lutte contre la culture du viol
- L’écoute renforcée des enfants
Cette vision privilégie la prévention et la transformation des mentalités plutôt que l’escalade répressive.
Une ouverture sur le fichier des auteurs d’infractions
Braun-Pivet s’est toutefois montrée favorable à élargir l’accès au fichier des auteurs d’infractions sexuelles. Elle propose notamment que les policiers municipaux puissent y avoir accès, renforçant ainsi les capacités de contrôle et de prévention au niveau local.
Cette position intermédiaire traduit un souci d’efficacité sécuritaire sans pour autant embrasser la voie du durcissement législatif systématique que réclament certains responsables politiques.
Un débat qui divise
La question de la réponse pénale appropriée reste centrale dans le débat public aquitain comme national. Entre ceux qui appellent à des mesures plus sévères et ceux qui privilégient la prévention, le fossé s’élargit. Pour les citoyens de Nouvelle-Aquitaine attachés à la sécurité de leurs territoires, ces divergences soulèvent une question légitime : l’État dispose-t-il vraiment des outils et de la volonté pour protéger efficacement les plus jeunes ?