Face à une vague de chaleur précoce et intense qui étreint la Nouvelle-Aquitaine, les établissements scolaires s’organisent pour préserver la continuité de l’enseignement sans sacrifier la santé des élèves. Le recteur de l’académie de Bordeaux Jean-Marc Huart a réaffirmé vendredi 19 juin que « à l’heure actuelle, il n’y a pas de fermeture complète d’établissements » dans l’académie, tout en reconnaissant que plusieurs collèges ont déjà mis en place des horaires adaptés.
Adapter sans renoncer
En visite à l’école élémentaire Hastignan de Saint-Médard-en-Jalles, le recteur a pu constater comment les établissements font preuve de pragmatisme. Cours concentrés le matin, activités plus fraîches l’après-midi, aération nocturne des locaux, fermeture des rideaux, utilisation de brasseurs d’airs : autant de mesures simples mais efficaces mises en œuvre sur le terrain.
« Cela passe aussi par des gestes simples : l’aération des locaux la nuit, tirer les rideaux et fermer les salles, mais aussi inciter les élèves à s’hydrater », explique Jean-Marc Huart. À Saint-Médard-en-Jalles, la directrice Émilie Pacreau souligne un atout majeur : « On a la chance d’avoir une cour qui est très arborée, où il fait frais le matin, et où on organise par exemple des quarts d’heure de lecture ou d’autres séances. »
Maintenir la garde scolaire
Pour le recteur, la priorité reste claire : « assurer la continuité de l’école, notamment pour les parents d’élèves qui travaillent ». C’est pourquoi les fermetures complètes d’établissements demeurent exceptionnelles. En revanche, certaines villes comme Libourne ont anticipé en proposant des cours uniquement le matin à partir du 22 juin, permettant une meilleure adaptation sans laisser les familles sans solution.
Les examens en question
Concernant les épreuves du grand oral du baccalauréat prévues début juillet, Jean-Marc Huart affiche une relative confiance : « Dans la grande majorité des centres d’examen, on pourra trouver des solutions pour adapter au mieux le déroulé des épreuves. »
Cependant, le ministère de l’Éducation nationale reconnaît que 4 000 candidats répartis dans cinq académies, dont celle de Bordeaux, sont concernés par des reports d’examens en raison des conditions climatiques. Une situation à surveiller à mesure que l’été progresse.
Vigilance maintenue
Avec 53 départements concernés par une vigilance orange canicule et des nuits à près de 30 °C, l’Aquitaine n’est pas au bout de ses peines. Les équipes de direction et les enseignants restent mobilisés pour trouver l’équilibre entre sécurité et responsabilité éducative — mission délicate mais assumée par nos institutions locales.