Une attaque directe au pouvoir d’achat des Aquitains
Le gouvernement s’apprête à frapper où ça fait mal : dans le portefeuille des Français. Cet été, l’exécutif entend relever fortement les tickets modérateurs sur les actes médicaux, ces parts des soins que la Sécurité sociale ne rembourse pas. Une mesure qui risque de transformer l’accès aux soins en calcul budgétaire pour des milliers de familles en Nouvelle-Aquitaine.
Le ticket modérateur, c’est la différence entre le prix réel d’une consultation ou d’un examen et ce que rembourse l’Assurance maladie. Habituellement, les mutuelles et complémentaires santé comblent cette brèche. Mais les Aquitains devront payer de leur poche ce que leur complémentaire ne couvrira pas — si tant est qu’ils en aient une.
Les mutuelles sonnent l’alarme
La fédération des complémentaires santé ne mâche pas ses mots : ce projet « diminuera significativement le pouvoir d’achat des salariés et des seniors, et augmentera les charges des entreprises ». Traduction : les travailleurs aquitains vont trinquer, les retraités aussi, et les patrons verront leurs cotisations sociales augmenter.
Cette mesure revient à faire payer davantage les Français pour accéder à des soins qu’ils financent déjà massivement par leurs cotisations. C’est un détournement de contrat social : on vous prélève, on vous promet la couverture, puis on vous demande de payer à nouveau quand vous êtes malade. Où est la logique ?
Un choix de gouvernance contestable
Le gouvernement justifiera sans doute cette décision par des impératifs budgétaires. Mais n’y a-t-il vraiment que cette solution ? Pendant ce temps, on continue de financer des dispositifs mal contrôlés, des structures administratives gonflées, et des décisions publiques prises sans vraiment consulter ceux qu’elles frappent.
Les Aquitains, comme tous les Français, travaillent dur. Ils paient leurs charges, respectent les règles, soignent leurs familles. Ils méritent mieux qu’une logique comptable qui transforme la santé en calcul d’apothicaire.
Cette réforme d’été ressemble à un choix idéologique : plutôt que de questionner l’efficacité réelle de la dépense de santé, on transfère la facture sur les malades. C’est une décision qui mérite d’être scrutée, questionnée, et que nos élus doivent défendre ou combattre au nom de leurs territoires.