Justice : 134 mis en détention après réexamen des 70 000 plaintes

Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a ordonné un réexamen systématique de 70 000 plaintes pour violences sexuelles sur mineurs. Un bilan qui montre l’ampleur du travail entrepris : 134 personnes ont d’ores et déjà été placées en détention provisoire suite à ce renouvellement d’examen des dossiers par les parquets.

Cette action, lancée après le scandale de l’affaire Lyhanna, représente une volonté affichée de ne laisser aucun dossier de maltraitance d’enfants dans les tiroirs. Pour les familles de Nouvelle-Aquitaine comme pour celles du reste de la France, le message est clair : la protection des mineurs devient une priorité de la justice pénale.

Une machine judiciaire mobilisée

Rouvrir 70 000 dossiers n’est pas une décision anodine. Elle suppose une organisation considérable des ressources judiciaires, un travail méthodique des magistrats et des enquêteurs. Les 134 placements en détention provisoire, intervenus récemment, témoignent d’une volonté de passer à l’acte, d’avancer concrètement sur des dossiers qui n’auraient peut-être pas reçu toute l’attention qu’ils méritaient.

Cette mobilisation soulève toutefois une question légitime : pourquoi ces 70 000 plaintes n’avaient-elles pas été traitées avec la même célérité et la même rigueur dès leur dépôt ? Le dysfonctionnement apparent de la chaîne pénale sur cette question sensible entre toutes interpelle. La justice doit rendre des comptes quand elle laisse des enfants sans protection.

De la parole à l’action

Les lecteurs de nos régions, comme tous les Français attachés à la sécurité et au bien-être des leurs, attendent que les promesses se traduisent en résultats durables. Les 134 détentions provisoires représentent un début. Mais c’est sur la durée que l’on jugera l’effectivité de ce chantier judiciaire majeur.

Les parquets de Nouvelle-Aquitaine sont mobilisés dans ce réexamen. Leurs équipes travaillent sur des dossiers qui concernent parfois nos propres villes, nos propres villages. Chaque mise en détention est un acte de protection des enfants : c’est celui-ci qu’il faut retenir.

Le combat contre les violences sexuelles sur mineurs n’est pas d’abord une question partisane ou idéologique. C’est un devoir régalien de l’État : protéger les plus vulnérables. Quand cette protection défaille, il faut le dire, l’écrire, et exiger des changements. Quand elle avance, comme avec ce réexamen, il faut aussi le reconnaître.

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