Lyhanna : Bordeaux mobilisé, la protection de l’enfance en question

La mort d’une enfant ravive les enjeux de sécurité en Nouvelle-Aquitaine

Plus de deux semaines après la mort de Lyhanna, 11 ans, retrouvée décédée dans le Gers après plusieurs jours de disparition, la mobilisation citoyenne ne faiblit pas à Bordeaux et au-delà. Associations de protection de l’enfance, collectifs féministes et habitants expriment une colère qui ne retombe pas, mettant au cœur du débat public les failles de nos systèmes de sécurité et de prévention.

Cette tragédie, qui a secoué toute la région, cristallise les attentes légitimes de nos concitoyens : une protection efficace des enfants, des politiques publiques à la hauteur des enjeux, et une transparence sur les moyens déployés pour éviter que de tels drames se reproduisent.

Des besoins criants : financement et soutien

Les voix qui s’élèvent depuis Bordeaux sont claires : « On a besoin de financement, on a besoin de soutien ». Cette demande, répétée par les acteurs du terrain engagés auprès des enfants en danger, pointe une réalité souvent occultée : nos structures de protection de l’enfance fonctionnent en mode dégradé, avec des ressources insuffisantes et un personnel épuisé.

Les associations et collectifs mobilisés ne demandent pas l’impossible. Ils demandent simplement que la sécurité des enfants soit traitée comme une priorité budgétaire réelle, pas comme un slogan de campagne. Ils demandent que les décideurs publics cessent de promesses creuses et passent aux actes concrets : augmentation des effectifs, formation spécialisée, moyens d’investigation et de prévention adéquats.

Un appel aux responsables publics

Cette mobilisation citoyenne doit servir de réveil aux autorités. En Nouvelle-Aquitaine comme partout en France, les citoyens et les familles attendent que leurs élus et administrations cessent de gérer les crises au jour le jour et mettent en place des politiques structurées, dotées de véritables moyens.

La protection de l’enfance n’est pas un sujet secondaire réservé aux technocrates. C’est une responsabilité souveraine qui doit mobiliser tous les niveaux de gouvernement : État, collectivités territoriales, associations de terrain. C’est la garantie d’une société qui honore ses enfants et ses engagements envers les plus vulnérables.

La colère qui monte à Bordeaux est juste. Elle doit être entendue.

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