Emmanuel Macron a défendu vendredi 19 juin le soutien apporté aux entreprises françaises de technologie, en critiquant frontalement ceux qui prétendraient aider l’intelligence artificielle tout en envisageant de « taxer la réussite ». Une prise de position claire du président de la République devant les acteurs majeurs du secteur tech français, à l’occasion du dixième anniversaire du salon VivaTech.
Un cadre macroéconomique pour attirer les investissements
Le chef de l’État a mis l’accent sur le « cadre macroéconomique » mis en place pour encourager les investissements dans le secteur. Macron a fustigé une posture qu’il juge hypocrite : celle de ceux qui prétendent soutenir les champions français de l’IA en paroles, mais envisagent parallèlement une fiscalité accrue sur les entreprises performantes.
Cette critique s’adresse implicitement à ceux qui, au sein du débat public français, veulent concilier l’ambition technologique avec une hausse de la pression fiscale sur les réussites économiques. Une contradiction que le président refuse d’endosser.
Un enjeu stratégique majeur pour la France
L’intelligence artificielle représente un enjeu stratégique majeur pour la souveraineté technologique française et européenne. La position de Macron traduit une volonté claire : créer un environnement favorable aux investissements et à l’innovation, plutôt que de freiner les entreprises par une fiscalité prohibitive.
Pour les régions de Nouvelle-Aquitaine comme pour toute la France, cet arbitrage entre compétitivité économique et redistribution fiscale reste central. Les entreprises du secteur high-tech, souvent génératrices d’emplois qualifiés et durables, dépendent directement de cet équilibre politique et économique.
Des questions qui traversent le débat public
Au-delà de la rhétorique présidentielle, cette controverse soulève des questions concrètes : comment financer la transition technologique sans fragiliser les acteurs qui la portent ? Comment attirer et retenir les talents et les investissements dans un contexte européen compétitif ?
Macron rejette l’idée qu’on puisse simultanément favoriser l’innovation et augmenter les prélèvements sur ceux qui la réalisent. Une vision que partageront ceux qui craignent que la « fiscalité de la réussite » ne creuse davantage l’écart technologique avec les États-Unis et la Chine.