Macron défend l’industrie française : l’Europe doit se battre

Une visite à Amiens pour défendre la réindustrialisation

Emmanuel Macron a visité lundi 8 juin l’usine Goodyear d’Amiens pour plaider en faveur d’une Europe plus protectrice de son industrie. Le chef de l’État a déclaré : « On va se battre pour avoir une Europe qui investit à nos côtés, qui protège mieux notre industrie ». Un discours qui résonne avec les attentes de ceux qui voient dans la réindustrialisation une clé pour redynamiser les territoires français.

Face à la concurrence déloyale

Selon le président, l’usine Goodyear d’Amiens constitue une « parfaite illustration » de cette « bataille pour la réindustrialisation » que la France et l’Europe doivent mener. Ce positionnement traduit une prise de conscience : la souveraineté économique ne se construit pas en fermant les yeux sur les réalités de la concurrence internationale.

Le message présidentiel porte sur la nécessité d’une Europe investisseuse, capable de se battre pour ses intérêts industriels face à une concurrence qu’il qualifie de déloyale. Une posture qui devrait satisfaire ceux qui, en Nouvelle-Aquitaine comme ailleurs, réclament des actes plutôt que des paroles.

Une ambition à concrétiser

Les promesses sont faciles à faire. Encore faut-il que cette « Europe qui protège » se concrétise par des décisions réelles : des investissements massifs, une fiscalité juste, une réglementation qui ne bride pas nos entreprises. Les entreprises de notre région, comme partout en France, attendent moins de discours et davantage de leviers d’action.

La visite à Amiens envoie un signal : le gouvernement regarde l’industrie. Reste à transformer ce regard en stratégie cohérente et pérenne, capable de relever le défi industriel européen des prochaines années.

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