Un rassemblement régional pour dire non aux violences
Ce lundi 8 juin à 19 heures, syndicats et associations donnent rendez-vous devant la cité judiciaire de Mont-de-Marsan. Un appel à la mobilisation qui intervient après le décès d’une collégienne de 11 ans retrouvée sans vie le jeudi 4 juin, mais qui dépasse largement ce seul drame.
«Nous ne compterons plus les victimes sans agir» : ce mot d’ordre résume l’urgence ressentie par ces organisations qui veulent transformer la douleur collective en élan politique. Le rassemblement vise à rendre hommage à la jeune victime, tout en adressant un message clair : les violences féminicides et sexistes ne peuvent rester sans réponse.
Un signal adressé à la justice et à l’État
Pour nos lecteurs du Sud-Ouest attachés à la sécurité publique et à l’ordre régalien, cette mobilisation soulève des questions essentielles. La justice fonctionne-t-elle à la hauteur des enjeux ? Les institutions ont-elles les moyens et la volonté de protéger nos enfants ? Pourquoi faut-il attendre de tels drames pour que retentisse l’alarme ?
Ce rassemblement à Mont-de-Marsan n’est pas qu’un geste symbolique. C’est un signal adressé aux pouvoirs publics : la région demande des actes, pas seulement des promesses. Elle exige que la protection des plus vulnérables ne soit pas reléguée au second plan des priorités gouvernementales.
Au-delà du drame : l’urgence du collectif
Les associations et syndicats qui organisent cette manifestation le font au nom de «toutes les victimes de féminicides et de violences sexistes et sexuelles». C’est dire que l’affaire Lyhanna n’est qu’une facette d’un problème systémique qui pèse sur notre société.
Pour que le message porte, il faudra que cette mobilisation de lundi soit entendue. Que les magistrats, les élus et les ministères responsables mesurent l’exaspération des citoyens face à l’impunité apparente, aux délais de procédure qui s’éternisent, aux promesses jamais tenues.
La Nouvelle-Aquitaine se montre, lundi soir, dans toute sa capacité à se mobiliser quand la sécurité et la justice de ses habitants sont en jeu. C’est cette force civique qu’il faudra transformer en politiques publiques concrètes.