Une finale qui aurait pu changer l’histoire locale
Dimanche 14 juin, à Lourdes, Peyrehorade a frôlé l’impensable. Après 32 ans sans titre, le club landais s’est présenté en finale de Fédérale 1 avec l’ambition légitime de ramener un bouclier en Nouvelle-Aquitaine. Sur le terrain, les Peyrehoradais ont montré du caractère, notamment en fin de match. Mais cela n’a pas suffi.
Saint-Sulpice-sur-Lèze a remporté la finale sur le score de 24-18, succédant ainsi à Tyrosse au palmarès du championnat de France de Fédérale 1. Une victoire qui apporte quand même la fierté régionale : le champion de France vient d’Aquitaine.
Peyrehorade a cru y croire
Le scénario aurait été beau : Peyrehorade, petit club landais, retrouvant les sommets après trois décennies. L’équipe a même fait preuve d’un retour offensif remarqué dans la dernière période, donnant à ses supporteurs quelques centaines de raisons d’espérer. Mais Saint-Sulpice a su gérer son avance et mériter son titre.
C’est le rugby qui fonctionne ainsi. Les meilleures équipes gagnent, même quand l’adversaire montre du cran. Et Saint-Sulpice a été la meilleure ce jour-là.
Une consolation aquitaine
Pour la région, il n’y a pas de vraie déception : un club d’Aquitaine règne désormais sur le rugby français de Fédérale 1. C’est déjà une belle affirmation de la force du rugby régional, de la capacité de nos territoires à produire des équipes compétitives au plus haut niveau.
Peyrehorade, pour sa part, aura au moins le mérite d’avoir cru, d’avoir combattu jusqu’au bout, et d’avoir rappelé que le petit rugby des Landes existe, qu’il rivalise, et qu’il n’a rien à envier aux géants des métropoles. C’est déjà honorable. C’est déjà une fierté.