Une mobilisation contre les réformes qui fragilisent l’accompagnement scolaire
Mardi 9 juin, les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) du département des Pyrénées-Atlantiques ont manifesté à Bayonne devant le centre d’information et d’orientation (CIO). Un mouvement porté par l’intersyndicale de l’éducation FSU 64 et Sud Éducation, qui porte un message clair : la mise en place des pôles d’appui à la scolarité (PAS) aggrave la précarité déjà chronique de leur activité.
Ces personnels, indispensables à l’inclusion scolaire de nos enfants en difficulté, se trouvent dans une situation professionnelle fragile. Les AESH dénoncent une logique de réorganisation qui, loin d’améliorer le service rendu, fragilise davantage leurs conditions de travail et, par ricochet, la qualité de l’accompagnement fourni aux élèves.
Des réformes qui posent question
La création des pôles d’appui à la scolarité soulève des enjeux majeurs pour la Nouvelle-Aquitaine. Ces structures sont-elles vraiment pensées pour améliorer l’efficacité du système, ou constituent-elles une énième réforme bureaucratique au détriment de ceux qui font le travail au quotidien ?
Les AESH l’affirment : cette nouvelle organisation renforce leur précarité plutôt que de la résoudre. Un constat qui mérite que l’on s’y arrête. Ces agents, nombreux à vivre en contrats courts et à des salaires modestes, assurent pourtant une mission fondamentale : permettre à des enfants en situation de handicap d’accéder à la scolarité ordinaire, de progresser et de s’intégrer socialement.
Une question de proximité et de responsabilité publique
Au-delà du cas des AESH, cette mobilisation interroge la cohérence des politiques publiques en matière d’éducation et d’inclusion. Comment peut-on prétendre moderniser le système scolaire en le réorganisant sur le papier, sans écouter ceux qui en font fonctionner les rouages au jour le jour ?
Les décideurs à Paris feraient bien de redescendre sur le terrain et d’écouter ce que disent les personnels de proximité. Les Aquitains, comme tous les Français, en ont assez de réformes pensées loin des réalités locales, imposées d’en haut, et qui créent de l’instabilité plutôt que des solutions.
La question de la précarité des AESH n’est pas une querelle syndicale : c’est un enjeu d’équité envers des salariés qui consacrent leur énergie au bien-être de nos enfants.