Rochefort chute du top 6, les barrages deviennent un parcours du combattant

La chute rochelaise complique le sprint final

Le Stade Rochelais ne contrôle plus son destin. Après les résultats de ce week-end — le point de bonus défensif glané par l’UBB à Toulon et la victoire à 5 points du Racing 92 face à l’Auvergne — les Maritimes ont basculé hors du top 6. Une dégringolade qui change radicalement la donne pour la course aux barrages du Top 14, à quelques jours de la dernière journée.

Le 6 juin, quand le Stade Rochelais affrontera le Stade Français, les hommes d’Antoine Hastoy n’auront plus leur destinée entre les mains. Un scénario qu’on n’aime jamais rencontrer en fin de saison : dépendre des résultats d’ailleurs, compter sur des faveurs externes. C’est l’amertume de celui qui a laissé passer l’occasion.

Une région fond de rugby en difficulté

Pour les supporters rochelais et pour la Nouvelle-Aquitaine, ce n’est pas qu’une affaire sportive. Le Stade Rochefort, c’est bien plus qu’un club : c’est une institution régionale, un symbole de fierté locale et de travail. Un club qui, pendant des années, a montré l’exemple en montant à la surface dans une France du rugby saturée par les géants parisiens et lyonnais.

Voir l’équipe rochelaise tomber de ce piédestal, coincée à la merci des autres, pose question. Elle qui avait su conquérir sa place, qui avait disputé des finales, qui incarne le rugby d’effort et de régionalité, se retrouve maintenant spectateur du destin qu’on lui forge ailleurs.

Le 6 juin, un match sans certitude

Battre le Stade Français le 6 juin sera nécessaire, mais pas suffisant. Il faudra en plus attendre les autres résultats, croiser les doigts, espérer que tel club perde, que tel autre fasse le job. Ce n’est pas gagner sur le terrain qui compte, c’est négocier avec les mathématiques d’une poule entière.

C’est la rançon du sport de haut niveau : les marges de manœuvre se ferment très vite. Une ou deux matches, et toute une saison bascule. Pour La Rochelle, le moment des excuses aura lieu — ou n’aura pas lieu — le 6 juin. Mais d’ici là, l’attente sera longue, et l’incertitude pesante.

Voilà ce que coûte de ne pas tenir sa classification quand on la tient.

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