Nouvelle grève nationale : les trajets régionaux à l’arrêt
Mercredi, la Nouvelle-Aquitaine devra compter sur des transports ferroviaires gravement perturbés. La SNCF annonce des chiffres qui parlent d’eux-mêmes : 1 TGV sur 3 annulé, 1 Intercité sur 2 supprimé, et un trafic régional « fortement perturbé ». Un mouvement social national suivi par quatre syndicats paralyse à nouveau le réseau.
Pour nos lecteurs qui prennent le train régulièrement entre Bordeaux, Pau, Limoges ou La Rochelle, le message est clair : prévoir une alternative. Les trajets quotidiens vers l’Île-de-France disparaissent massivement. Les liaisons interrégionales ne font guère mieux.
L’économie locale pénalisée, les salariés impactés
Au-delà de l’inconvénient immédiat, ces grèves répétées posent une vraie question : que veulent dire ces appels au mouvement ? Et surtout, à quel coût pour ceux qui travaillent, qui font fonctionner l’économie de nos territoires ?
Les petits entrepreneurs qui dépendent de la mobilité de leurs équipes, les salariés qui ne peuvent pas télétravailler, les familles qui planifient des déplacements : tous paient le prix d’une négociation qui semble irrésistiblement bloquée. Les décideurs à la SNCF et au gouvernement doivent se poser la question : à quel moment l’intérêt public prime-t-il sur les intérêts corporatistes ?
Un service public en crise
La SNCF n’est pas une entreprise ordinaire. C’est un service public censé assurer la continuité territoriale de la France, en particulier dans une région comme la Nouvelle-Aquitaine où les distances sont longues et où la mobilité n’est pas un luxe, c’est une nécessité économique.
Lorsque le réseau s’arrête régulièrement, ce n’est pas seulement une perturbation : c’est un signal d’échec. Nos lecteurs, attachés au travail et à la réalité économique, méritent mieux qu’une succession de grèves qui fragilisent la compétitivité des régions.
Le gouvernement et la direction de la SNCF doivent sortir de cette impasse et trouver des solutions durables. Le service public doit fonctionner. La proximité n’existe que si les gens peuvent se déplacer.