Disparition de Lyhanna dans le Gers : mobilisation maximale en cours

Une enfant de onze ans introuvable depuis vendredi

Lyhanna, collégienne de 11 ans, a disparu vendredi 29 mai 2026 à 15h05 à la sortie de son collège à Fleurance, dans le Gers. Quatre jours plus tard, elle reste introuvable malgré un dispositif de recherche sans précédent mobilisé sur le terrain.

Un homme de 41 ans, conducteur du véhicule dans lequel la jeune fille est montée, est actuellement en garde à vue pour « enlèvement et séquestration de mineure de moins de 15 ans », crime passible de 30 ans de réclusion criminelle. Ses déclarations aux enquêteurs sont jugées contradictoires. Les deux familles se connaissaient depuis des années.

Cent gendarmes et moyens exceptionnels déployés

Ce lundi 1er juin, la gendarmerie du Gers accentue la pression. Un renfort de 70 gendarmes en provenance de Clermont-Ferrand est arrivé à Fleurance pour renforcer les efforts. Au total, une centaine de militaires sillonnent le terrain, appuyés par des équipes cynophiles, des plongeurs chargés de sonder la rivière Gers et les lacs environnants, ainsi que des drones et un hélicoptère équipés de caméras thermiques.

Les recherches, d’abord concentrées au sud-est de Fleurance et autour de la base de loisirs, s’étendent désormais vers le nord de la commune. Le colonel Philippe de Laforcade, commandant de la gendarmerie du Gers, confirme : « On est focus sur le fait de retrouver Lyhanna ».

La piste de la fugue écartée, le dossier remontée à Agen

La justice a formellement écartée l’hypothèse d’une fugue. Une procédure pour enlèvement et séquestration est ouverte. Le parquet d’Auch s’est dessaisi de l’enquête au profit du pôle criminel d’Agen, révélant la gravité que les magistrats accordent aux charges. Les charges « apparaissent suffisantes pour ouvrir une information judiciaire », précise le communiqué de Clémence Meyer, procureure de la République dans le Gers.

L’homme de 41 ans a été déféré au tribunal judiciaire d’Agen ce lundi après-midi pour être présenté à un juge d’instruction.

L’onde de choc dans une région jusque-là épargné

À Fleurance, la disparition a galvanisé toute la population. Au collège Hubert-Reeves, les parents changent leurs habitudes : ils viennent désormais chercher leurs enfants directement en classe à la sortie des cours, là où auparavant ils rentraient seuls à pied. « On pensait être en sécurité dans notre petit Gers tranquille. On se rend compte que ces tragédies peuvent arriver partout », confie une mère de famille regroupée avec d’autres devant la base de loisirs.

Le maire de Fleurance, Grégory Bobbato, a activé une cellule de crise depuis samedi pour coordonner les moyens et la communication. « Plus les jours passent, et plus c’est difficile », a-t-il reconnu. « Il faut avancer avec les forces de l’ordre. »

Chaque heure compte. Les autorités maintiennent un silence stratégique sur le contenu des déclarations du suspect, mais la machine judiciaire s’est mise en branle avec toute la force que ces affaires exigent.

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