Dordogne : des centaines mobilisés pour crier leur désarroi

Une Aquitaine révoltée descend dans les rues

Lundi 8 juin, la Dordogne s’est levée. À Périgueux, Bergerac et Sarlat, des centaines de citoyens ont convergé vers les places publiques, porteurs d’une même colère sourde et d’un désarroi profond. Sur les marches du tribunal de Périgueux, c’est le silence qui parlait le plus fort — celui de la gravité, des gorges nouées, des applaudissements étouffés et des chants porteurs de malaise.

Ces trois rassemblements simultanés, organisés à 19 heures, incarnaient bien plus qu’une simple protestation. Ils traduisaient la rupture entre les citoyens et leur confiance envers les institutions censées les protéger, en particulier dans ce qui touche aux plus vulnérables : nos enfants.

La Dordogne en première ligne

Que ce soit à Périgueux, cœur administratif du département, à Bergerac ou à Sarlat, le message était identique : les Aquitains ne tolèrent plus. Ils demandent des comptes. Ils exigent que les responsabilités soient établies et que jamais plus de telles situations ne se reproduisent.

Cette mobilisation massive revêt une dimension régionale majeure. Elle montre que la Nouvelle-Aquitaine, loin des grandes métropoles médiatiques, sait se mobiliser quand les valeurs fondamentales — la protection de l’enfance, la sécurité, la justice — sont en jeu.

Un appel à la responsabilité publique

Ces rassemblements posent une question centrale : nos institutions de proximité — tribunaux, services de protection, collectivités — font-elles leur travail ? Les citoyens aquitains, attachés à l’ordre et à la sécurité, attendent des réponses claires, pas des promesses creuses.

Le silence qui dominait sur les marches du tribunal était éloquent. C’est celui de gens qui ont perdu confiance et qui la réclament, haut et fort, à travers leur présence pacifique mais déterminée.

La Dordogne a parlé. Paris doit écouter.

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