Une réunion publique pour restaurer la confiance
Face aux interrogations légitimes des citoyens, la justice aquitaine décide de sortir de ses murs. Mardi 16 juin, le tribunal judiciaire de Bayonne accueillera une réunion publique consacrée à l’affaire Lyhanna, organisée par Mariel Garrigos, procureure de Bayonne, et Florence Bouvier, présidente du tribunal judiciaire.
Cette initiative répond à une attente croissante : celle d’une justice qui communique, qui explique, qui se rend accessible aux citoyens. À l’heure où la sécurité et la confiance dans les institutions sont au cœur des préoccupations des Aquitains, cette démarche de transparence mérite d’être soulignée.
Rapprocher les magistrats et les citoyens
En choisissant l’espace public et le dialogue direct, les deux magistrates reconnaissent implicitement que la justice ne peut pas fonctionner en autarcie. Les citoyens ont besoin de comprendre le fonctionnement de nos institutions, les enjeux des enquêtes qui les concernent, les délais et les contraintes légales qui encadrent le travail des magistrats.
Cette rencontre, conçue pour mettre l’institution judiciaire à hauteur de citoyens, s’inscrit dans une démarche de proximité essentielle pour restaurer le lien entre la population et ceux qui rendent la justice en son nom.
Un enjeu de sécurité régionale
L’affaire Lyhanna a marqué les esprits en Nouvelle-Aquitaine et bien au-delà. Elle touche à ce qui préoccupe au premier chef nos concitoyens : la sécurité des familles, la protection de nos territoires, l’efficacité de nos forces de l’ordre et de notre système judiciaire.
Que les magistrats en charge du dossier choisissent d’en parler ouvertement est un signal positif. C’est reconnaître que cette affaire ne relève pas seulement de la technicité judiciaire : elle concerne l’ensemble de la société régionale.
Une attente de clarté
Les Aquitains ne demandent pas l’impossible. Ils ne réclament pas une justice à deux vitesses ou des raccourcis contraires à l’État de droit. Ils attendent simplement que ceux qui ont la charge de les protéger et de rendre justice soient en capacité de leur expliquer ce qui se passe, quand c’est possible, dans le respect du secret de l’instruction.
Cette réunion publique de mardi 16 juin au tribunal de Bayonne offre cette opportunité. Elle est à encourager. Et elle doit inspirer d’autres initiatives similaires dans notre région.
Car au final, une justice forte est une justice qui n’a rien à craindre du regard des citoyens, une justice qui explique et qui dialogue.
