Une alerte sanitaire qui impose la vigilance des parents
Le gouvernement a ordonné le rappel d’un lot spécifique de lait infantile Allernova AR des laboratoires Novalac. Cette décision fait suite à des signalements d’effets indésirables chez des nourrissons, une situation qui doit mobiliser l’attention de tous les parents de la région.
Les chiffres de l’alerte
Au 9 juin, 11 déclarations ont été reçues via le dispositif de nutrivigilance de l’Anses et une autre via SignalConso. Tous ces signalements concernent des troubles digestifs chez les nourrissons : diarrhée, vomissements et autres désagréments affectant le bien-être des plus jeunes.
Le point commun de ces incidents : le lot 183403 du lait infantile Allernova AR. C’est ce lot précis que les autorités sanitaires ont décidé de retirer du marché par mesure de précaution.
Ce qu’il faut savoir pour agir
Si vous avez acheté ce produit en Nouvelle-Aquitaine ou ailleurs en France, il est impératif de vérifier le numéro de lot de votre emballage. Les parents qui auraient donné ce lait à leur enfant et observé des troubles digestifs doivent consulter rapidement leur pédiatre.
L’Anses a écarté tout lien avec la toxine céréulide, une bactérie dangereuse qui avait justifié par le passé d’autres rappels de produits. Néanmoins, cette absence de lien n’explique pas pour autant l’origine des problèmes signalés.
La responsabilité des autorités
Cette alerte soulève une question légitime : comment ces produits destinés aux nourrissons ont-ils pu atteindre le marché avec ces défauts ? La sécurité alimentaire des bébés ne peut être un domaine où l’on accepte des compromis ou des délais de réaction.
Le système de nutrivigilance fonctionne, certes, puisqu’il a permis de détecter le problème. Mais il aurait été préférable que ces défauts ne franchissent jamais les portes des magasins. C’est une question de maîtrise de la chaîne de production et de contrôles de qualité suffisamment stricts.
Les laboratoires Novalac et les autorités sanitaires doivent fournir des explications claires sur ce qui s’est produit. Les familles aquitaines, comme toutes les familles de France, ont le droit de faire confiance aux produits qu’elles donnent à leurs enfants.